La transition écologique dans les transports en Ile de France

Un article écrit par anatole Blandin (1ère PHENIX)

Aujourd’hui, la transition écologique est un des enjeux majeurs de notre société et elle touche tous les domaines, y compris celui des transports en communs. Depuis 2015, la RATP s’est lancée dans le renouvellement à grande échelle de son réseau de surface. En effet, la régie teste et investit de plus en plus de nouvelles énergies différentes pour la motorisation de ses véhicules pour remplacer ses bus roulant au diesel, vieillissants et ainsi réduire son impact environnemental.

L’utilisation des énergies renouvelables n’est pas une idée nouvelle à la RATP. En effet même si la transition énergétique est un sujet récent, c’est en 2002 que la RATP a exploité sa première ligne de bus 100% électrique : le Montmartrobus et convertie l’ensemble du centre bus se situant à Créteil au Gaz Naturel (de Ville) dit GNV, réduisant les rejets de gaz à effet de serre. Ensuite dès 2010, la RATP a essayé de créer un système de Start&Stop sur ses véhicules pour, comme sur les voitures, couper le moteur aux arrêts et baisser la consommation. Puis à partir de 2014 la RATP a commencé à tester et acheter massivement des véhicules dit hybrides ce qui permet d’amputer la consommation de carburant de 30% en moyenne grâce à une assistance électrique. 

Cependant, Île de France Mobilité (l’autorité en charge de l’organisation du réseau de transports dans la région) a décidé de se tourner majoritairement vers deux types de motorisations : le gaz naturel et l’électrique car ces derniers ne rejètent pas de microparticules dans l’air. Mais ces deux systèmes sont plus compliqués à exploiter au quotidien. Le système permettant de remplir les réservoirs est très coûteux et demande beaucoup de place dans le centre bus. Le système électrique a quant à lui un inconvénient, un temps de recharge élevé pour une autonomie limitée. Pour autant, la région est convaincue de l’utilisation du GNV et souhaite convertir la majeure partie des centres bus pour exploiter des véhicules utilisant cette énergie. De plus, Île de France Mobilité continue à investir dans la technologie de bus électriques, et de l’électrique français, au près des groupes tels que Bolloré (et son Bluebus) ou bien Alstom (et son nouveau modèle nommé Aptis).En parallèle de ces conversions massives aux énergies propres, d’autres essais sont menés avec la technologie de pile à combustible utilisant l’hydrogène en partenariat avec la marque de bus Solaris ainsi que le grand groupe industriel français Air Liquide. Ces tests ont eu lieu à la fin d’année 2020 sur la ligne 185 dans le sud de Paris. Île de France Mobilité a également fait des tests avec des bus roulant au biométhane (variante du gaz naturel, mais produit grâce aux déchets de l’industrie agricole) avec le groupe Kéolis en Seine et Marne.

Finalement, tous ces nombreux investissements ont pour but d’améliorer la qualité de l’air et réduire l’impact écologique des déplacements en île de France. Cette démarche est portée par les tous les acteurs tel que la RATP qui s’est engagé en 2015 à ne plus utiliser de bus diesel d’ici à fin 2025, se qui est un pari immense vu qu’en 2013, la quasi-totalité de ses bus consommaient des énergies fossiles. Aujourd’hui, environs 30% à 40% du parc de la régie est pourvue de véhicules propres (GNV ou électrique) sur les 4700 véhicules, ce qui ne compte pas les 1100 bus hybrides. Finalement, les transports en commun ont toujours été et reste le moyen le plus écologique de se déplacer et toutes ces améliorations montrent qu’ils ont encore de beaux jours devant eux même à l’époque d’internet et du télétravail qui en réduisent les besoins.

photo : Anatole BLANDIN

Comment le réchauffement climatique crée de nouvelles occasions

Un article par Baptiste Stipa (aujourd’hui en Terminale Nausicaa) en novembre 2020

L’Arctique est une zone qui peut être définie par de nombreux critères. Pour un géographe, c’est la zone où le soleil ne se couche pas en été, pour un météorologue ou un biologiste, c’est la zone qui ne dépasse pas les 10˚C, pour un pédologue se sera la zone du pergélisol. Aujourd’hui, 6 pays ont accès à l’Arctique.

Grâce ou à cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, de nouvelles opportunités se créent. Il y a encore quelques années, l’Arctique était vue comme un désert de glace inhospitalier, aujourd’hui, la vision mondiale a changé, la réduction de la surface de l’Arctique pourrait, dans quelques décennies, permettre l’ouverture de nouvelles routes commerciales, ou de nouvelles zones d’extraction de minerais, comme du zinc ou du pétrole.

Et qui dit nouvelles sources de richesses, dit combats pour les obtenir. Les États-Unis, la Russie ou encore le Canada sont les privilégiés dans cette bataille, mais d’autres pays comme la Chine ou la France se montrent aussi intéressés, et par l’intermédiaire de la Norvège, le Groënland (ou la Russie pour les Français) s’achètent leur droit d’extraction.

Outre les ressources minières, c’est aussi la création de nouvelles routes maritimes qui intéressent les grandes compagnies de transport du monde. La fonte des glaces du côté russe pourrait ainsi permettre de réduire la distance de transport du continent européen vers le continent asiatique de près de 10 000km et entrainer une réduction importante des coûts du transport maritime mondial. De l’autre côté de l’Arctique, une autre route pourrait se créer près des côtes canadiennes.

Cependant le tableau n’est pas complétement rose. D’un point de vue climatique, la fonte des glaces est un désastre et l’augmentation des flux dans la zone ne feront qu’empirer les choses encore plus vite. De plus, de nombreux gaz sont retenus dans les glaces polaires et même si on ne sait pas vraiment aujourd’hui l’importance que la libération de ses gaz aura, on peut se douter qu’elle sera néfaste. Sans parler des conséquences climatiques, les conséquences humanitaires seraient aussi terribles, la fonte des icebergs entrainerait la montée du niveau de la mer, la disparition de petites îles et des mouvements de migrations des côtes vers l’intérieur des terres.

Pour conclure, je dirais que même si la fonte des glaces pourrait nous offrir une perspective économique nouvelle, il faut tout de même s’interroger sur les risques climatiques et humanitaires que cela entraînerait.

L’avenir est incertain dans les pôles. Doit-on les garder sanctuaires ou se les approprier ? Je vous laisse donner votre avis !

Sources : Le Dessous des Cartes

Source image : Science et Avenir