L’auteur de ce poème entend rester anonyme. Nous pouvons juste dire qu’il fréquente les salles de cours de Pétrelle, et aime jouer avec les quatrains et les alexandrins…

LE SOLEIL S’ETAIT TU

Le soleil s’était tu et le vent nous grondait.
Adossé sur la digue où le sable dormait,
J’inclinais au sommeil en te regardant lire
Quand tu me demanda en lâchant ton sourire

– Sais-tu pourquoi la mer nous semble aussi glacée ?
L’eau me parait plus trouble et encor plus salée,
Nous étions venus il y a fort longtemps,
Et j’ai le souvenir d’un endroit plus clément…

– Depuis qu’Ils ont changé notre soleil de place
Certains lieux sont couverts par un manteau de glace.
Une algue brune était agrippée à ton pied
Ne t’en occupes pas je viens de l’enlever…

– Pourrions-nous nous sauver ? Ce rivage est lassant ;
Les vagues chantent faux quand le froid est pesant.
Pourquoi a-t-il fallu que tout change si vite ?
La vie d’avant me manque et mon livre s’effrite.

– Ne parle pas trop fort ! Je les ai entendu,
Reste silencieuse ou nous sommes perdus.
Ils nous cherchent encor, et ratissent les plages.
Pour la dernière fois profitons du rivage.

Saturne se couchait quand Ils sont apparus
Et remplissait le ciel que tu ne voyais plus.

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