Il y a de cela quelques semaines, une étrange affaire est venue perturber le quotidien si bien rangé de notre lycée.

Peu après les vacances de la Toussaint, une rumeur s’est répandue dans les couloirs pétrelliens. Selon cette dernière, des cailloux auraient été jetés depuis une fenêtre du dernier étage et seraient tombés dans la rue. Cela aurait pu entrainer des blessures graves et la police aurait même été contactée.

Afin de mettre cette histoire au clair, Adeline Ni, Rose Perthuisot et moi-même sommes allées demander plus de renseignements à madame Rouillé.
Les cailloux jetés étaient initialement exposés pour décorer la salle des Terminales ES2, et se trouvaient donc dans cette classe depuis l’année dernière. Les pierres étaient ornées de diverses citations de poètes tels que Baudelaire ou de mots écrits en japonais. Après avoir reçu ces jets de cailloux, l’entreprise possédant le bâtiment face au lycée a décidé de porter plainte, l’un des employés ayant pu être blessé.
Madame Rouillé fut alors convoquée par la police et des détails lui furent donnés. En effet, la pierre concernée avait été projetée si violemment qu’elle avait réussi à briser une verrière venant d’être remplacée et avait failli toucher une personne au crâne, ce qui aurait pu la blesser voire la tuer.

Après cela, une mise en commun de l’emploi du temps de cette classe et de la classe voisine avec l’horaire de l’incident fut réalisée. Il a été déclaré que les pierres furent jetées durant trois jours deux mercredis et un jeudi et cela sur les temps de récréation. Les noms des professeurs ayant des créneaux proches des moments indiqués, ainsi que ceux des élèves des deux classes furent donnés à la police. Cette dernière a appelé les professeurs et convoqué les élèves un par un.

Aujourd’hui,l’enquête pour déterminer les responsables est toujours en cours. On peut se rendre compte de la gravité de ces gestes grâce à la photo que l’on a de la pierre qui a brisé la verrière. Le caillou -plutôt gros- est pourtant fendu, ce qui démontre la force avec laquelle il est venu percuter la vitre. Sur celui-ci, une citation de Baudelaire est inscrite. Un autre caillou retrouvé par les policiers portait cette inscription : « すいか ». Littéralement : « pastèque ».
Serait-ce un indice ?

Charlène Ledru

Merci à Madame Rouillé pour le temps accordé afin de rendre la création de cet article possible.